"Mais parle, dit ce que tu as à dire !
De toute façon, ça ne pourrait pas être pire."
Oh que si, je pourrais faire bien pire !
Je pourrais arrêter de me forcer à sourire...
Vous verriez alors la véritable étendue de mon mal-être,
bien plus tenace et profond que ce que vous croyez être.
Je pourrais vous laisser entrevoir où vont mes pensées,
chaque fois que la douleur, pendant des heures, refuse de me quitter...
Vous verriez alors que pour certaines personnes, la mort n'est plus source d'angoisse,
mais plutôt une délivrance, un énorme fardeau qui s'efface.
Je pourrais arrêter de cacher ces cicatrices,
résultat de toutes les fois où j'ai eu besoin que, sur moi, l'endorphine agisse...
Mais vous prendriez alors vraiment peur,
peur de la possible proximité où sonnera mon heure.
Alors oui, je ne vous parle pas.
Alors oui, j'encaisse et je garde tout pour moi.
Mais si je le fais, c'est pour vous protéger,
tenter d'adoucir la réalité, pour que vous puissiez continuer à avancer.
"Papa, maman, je ne veux pas mourir...
Juste quitter cet endroit où je ne fais que souffrir."
Texte de moi.